perte de poids

JE N’ARRIVE PAS À MAIGRIR : Les blocages biologiques à la perte de poids

JE N’ARRIVE PAS À MAIGRIR : Les blocages biologiques à la perte de poids
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Nombreux sont les patients qui malgré un régime alimentaire strict, n’arrivent pas ou très difficilement à perdre du poids. Ils se retrouvent face à des mécanismes de résistance à la perte de poids qui si ils ne sont pas dépistés et pris en charge, empêcheront le patient d’atteindre son poids santé.

La consultation de Micronutrition permet de dépister ces mécanismes de résistance et de les corriger en créant pour chaque patient un modèle alimentaire adapté à son état de santé et en lui proposant une complémentation sur mesure.

Nous avons identifié et étudié ces différents mécanismes de résistance à la perte de poids que vous pouvez peut-être présenté de manière isolés ou associés. Dans tous les cas, si vous éprouvez des difficultés à perdre du poids, consulter un professionnel de santé expert en Micronutrition, vous permettrait de dépister un ou plusieurs mécanismes de résistance et de les prendre en charge.

Dans ce billet qui résume le dossier n9 du SANTE INTEGRATIVE rédigé par le Dr Didier CHOS, président de l’IEDM, nous allons aborder succinctement les principaux mécanismes de résistance à la perte de poids que sont les déficits en neuromédiateurs, les déséquilibres en acides gras essentiels, les déficits en certains minéraux et vitamines et les déséquilibres du microbiote intestinal. Vous trouverez peut-être des pistes de réponses à cette fameuse question qui vous gâche la vie.

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  • déficit en sérotonine

    • La sérotonine est un des neuromédiateurs synthétisés par notre cerveau qui a une action sur notre humeur et sur notre comportement alimentaire notamment pour tout ce qui concerne notre appétence aux aliments sucrés.
    • On retrouve très fréquemment chez des patients en manque de sérotonine le tableau clinique suivant : compulsions irrépressibles pour le sucre ( sucrerie, confiserie, chocolat, pain blanc, mais aussi alcool ) en fin de journée vers 17h, les symptômes s’aggravant dans la journée.
    • La sérotonine permet donc de contrôler nos envies de sucre, de gérer notre humeur et notre irritabilité (entre toute autre chose !).
    • La sérotonine est synthétisée par notre cerveau à partir d’un acide aminé précurseur : le tryptophane. Vous pourriez donc vous dire qu’il suffirait d’augmenter notre taux de sérotonine en augmentant tout simplement nos apports en tryptophane pour ne plus avoir de compulsions sucrées. L’idée est bien celle-ci, sauf que ce n’est pas aussi simple que ça. Il existe en effet plusieurs mécanismes qui entraînent des déficits en sérotonine et c’est ce en quoi il est intéressant de consulter un professionnel de santé spécialisé en Micronutrition car il pourra identifier quels sont ces mécanismes responsables de votre déficit en sérotonine.
    • Pour vous en citer quelques-uns :
      • il peut s’agir d’un déficit d’apport alimentaire en tryptophane (cause la plus simple et rarement celle mise en cause ou en tout cas pas isolément), il faudra alors mettre en place un modèle alimentaire apportant des quantités plus importantes de tryptophane.
      • il peut s’agir d’un mauvais rapport des concentrations plasmatiques entre le tryptophane et les acides aminés neutres ( comme la leucine, l’isoleucine, la valine, la tyrosine et la phénylalanine) qui entrent en compétition avec ce dernier et l’empêchent de se fixer sur son transporteur (non spécifique) afin de passer la barrière hémato-encéphalique (BHE). Il faudra alors revoir la composition du repas contenant du tryptophane.
      • Un état de constipation chronique peut également entraîner un déficit en tryptophane par un mécanisme d’oxydation intra-luminale de ce dernier. Il faudra donc prendre en charge cette constipation et ne pas s’obstiner à apporter de tryptophane qui ne passera de toute façon pas la BHE.
      • la prise régulière de médicaments et de contraceptifs oraux, peut également entraîner un déficit en tryptophane, celui-ci étant transformé en vitamine PP nécessaire au mécanisme de détoxication hépatique. Il faudra alors soutenir la détoxication hépatique et assurer un dosage optimal de la vitamine PP =vitamine B3.
      • un régime trop restrictif réalisé sur une longue période (moins de 1200kcal/j) et une privation importante et prolongée de sucres, peuvent également entraîner un déficit en tryptophane. Il faudra alors ré-introduire des glucides de bonne qualité au bon moment et en bonne quantité
      • il peut également s’agir d’une situation de stress aigu ou chronique (avec élévation du cortisol), d’un état inflammatoire de bas gras, de stress oxydatif, qui vont entraîner le tryptophane dans une voie dite de dérivation qui va entrainer sa dégradation (voie de la kynurénine avec activation de l’enzyme IDO = Indoleamine 2,3-dioxyggénase)). Il faudra alors prendre en charge ces différents états inflammatoires, oxydatifs et d’hypercortisolémie.
      • Il peut également s’agir d’un déficit en cofacteurs de la synthèse de sérotonine (fer, zinc, magnésium, cuivre, vitB6), d’un problème au niveau du stockage de la sérotonine (faisant intervenir le magnésium), d’un problème au niveau de la libération de la sérotonine (faisant intervenir les acides gras essentiels et les anti-oxydants) …
      • Vous l’aurez compris les causes responsables d’un déficit en sérotonine sont multiples et peuvent se cumuler les unes aux autres, chaque patient étant unique.
      • Vous présentez une forte appétence pour les aliments sucrés, notamment en fin de journée ? Vous avez une humeur basse, vous êtes irritable, vous vous emportez facilement ? Vous supportez mal la frustration, vous avez un ou plusieurs comportements addictifs ? Vous présentez sans doute un déficit en sérotonine, je vous encourage donc à consulter un spécialiste en Micronutrition qui pourra évaluer ce déficit grâce à un interrogatoire clinique basé sur des questionnaires fonctionnels (QMS et DNS) voire un bilan biologique micronutritionnel spécifique (dosage des neuromédiateurs dans les urines).
      • Des compléments alimentaires à base de tryptophane (NEUROBIANE PILEJE) ou à base d’alpha-lactalbumine (CEROLINE PILEJE)pourront vous être conseillés

sucreries

  • dysbiose

    • De nombreuses études ont mis en avant un déséquilibre de la composition de la flore intestinale chez les patients présentant un surpoids ou une obésité ainsi que chez les patients éprouvant des difficultés à perdre du poids et/ou stabiliser cette perte de poids. Les mêmes observations ont été faites chez des patients ayant réalisés de nombreux régimes restrictifs de manière répétée et non suivi médicalement.
    • Il est donc important de prendre en charge une éventuelle dysbiose afin de ré-équilibrer les familles bactériennes : on retrouve plus de Firmicutes que de Bactéroidetes chez les patients souffrant de surpoids ou d’obésité. On utilisera pour cela une souche spécifique et adaptée de probiotiques.
    • A cette dysbiose, s’associe fréquemment une augmentation de la perméabilité intestinale que l’on appelle HyperPerméabilité Intestinale (HPI) entraînant le passage de LPS (lipopolysaccharides) à travers la muqueuse intestinale qui serait à l’origine d’un processus inflammatoire que l’on retrouve chez le patient obèse et responsable des complications de l’obésité.
    • Il est donc également important de prendre en charge cette HPI en cicatrisant la muqueuse intestinale. On utilise pour cela notamment de la glutamine et des prébiotiques qui ont l’avantage d’avoir également un effet rassasiant intéressant dans le cadre d’un régime alimentaire à visée minceur.
    • Aujourd’hui il a été clairement démontré l’importance capitale du microbiote intestinal et de l’intégrité de la muqueuse intestinale dans la genèse de nombreuses pathologies. A mes yeux, si on s’intéresse à sa santé, c’est très souvent pour ne pas dire tout le temps par là, qu’il faut commencer à agir.

flore intestinale

  • déséquilibres des apports en acides gras oméga 3

    • Souvent, on se trouve face à des patients qui pour perdre du poids ont pris la mauvaise décision de supprimer les graisses. Certes elles sont caloriques et certaines sont qualifiées de « mauvaises » graisses, mais d’autres sont quant à elles indispensables, on dit même qu’elles sont essentielles car notre organisme ne sait pas les synthétiser. Elles doivent donc impérativement être apportées par notre alimentation. Il s’agit des acides gras poly-insaturés omégas 3.
    • Ces derniers vont améliorer la fluidité membranaire et donc potentialiser la libération de notre fameuse sérotonine au niveau des neurones.
    • Ils améliorent également :
      • le bilan énergétique en augmentant la dépenses énergétique
      • la lipolyse (catabolisme des lipides) en augmentant l’oxydation des lipides
    • Il faut donc éviter à tout pris de supprimer ces acides gras essentiels et s’assurer d’avoir des apports équilibrés en acides gras avec un rapport idéal de 3 oméga 6 pour 1 oméga 3
    • Il faut également fuir les régimes à fort taux de glucides et faible taux de matière grasse qui entraînent une augmentation du phénotype B ( LDL petites et denses fortement athérogènes)  à haut risque cardiovasculaire.
    • En consultation de Micronutrition, un bilan biologique spécifique pourra être réalisé afin de doser les différents acides gras, il s’agit du Profil des Acides Gras Erythrocytaire.

huiles vegetales

  • déficits en vitamines et minéraux

    • fer :

      • Le fer intervient comme cofacteur dans la synthèse des neuromédiateurs (notamment de notre sérotonine, oui oui encore elle !) et également dans le métabolisme de la thyroïde. Vous comprendrez donc aisément qu’un déficit en fer freinera la perte de poids et qu’il est indispensable d’optimiser son taux de fer lorsque l’on envisager de perdre du poids (et pas que !)
      • Pour cela, le dosage de la ferritine voire un bilan martial plus approfondi selon les cas, sera réalisé afin d’envisager une complémentation en fer.
      • Cette dernière peut parfois être mal tolérée et donc mal observée, il est donc indispensable de choisir un complément alimentaire bien assimilé et toléré comme le OLIGOBIANE Fe Cu PILEJEpar exemple qui présente le fer sous forme de guanylor.
    • iode :

      • L’iode est un élément minéral indispensable, il intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes (la thyroïde étant notre centre régulateur de notre métabolisme).
      • La physiologie de l’iode est complexe et son dosage urinaire devrait être réalisé lors de la mise en place d’un modèle alimentaire à visée minceur.
      • Selon les résultats de votre dosage, votre micronutritionniste pourra envisager une complémentation en iode avec I BIANE PILEJE par exemple.
    • chrome

      • Le déficit en chrome est fréquent chez les patients présentant une insulinorésistance, un syndrome polymétabolique, en surpoids ou en obésité.
      • Le chrome intervient dans le métabolisme glucidique, il améliore l’action de l’insuline et chez certaines patients une complémentation en chrome peut s’avérer extrêmement efficace.
    • Magnésium :

      • Cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques, le Magnésium est un élément indispensable à un état de santé optimal. Il permet une bonne utilisation de notre énergie et c’est le point central de la gestion du stress.
      • Malheureusement dans les pays occidentaux où les sols sont appauvris par l’agriculture intensive, nos régimes sont souvent déficitaires en magnésium. De plus, lors de la mise en place de régimes alimentaires à visée minceur, la diminution des apports globaux entraînent souvent une insatisfaction des besoins en magnésium.
      • Si vous êtes au régime, veillez à apporter au minimum 8mg/kg de poids /j, n’hésitez pas à demander conseil à votre spécialiste en micronutrition afin qu’il vous conseille une complémentation adaptée et sur mesure (FORMAG PILEJE par exemple)
    • calcium :

      • Le calcium participerait au stockage des graisses, il faudrait donc à ce titre s’assurer d’un taux optimal de calcium.
    • vitamine D :

      • En ce qui concerne la vitamine D, je vous invite à lire mon billet ZOOM SUR LA VITAMINE D  où vous aurez de nombreuses informations concernant cette vitamine aux très nombreuses propriétés
      • En fonction des résultats de votre dosage de 25OHvitD, votre professionnel de santé spécialisé en Micronutrition pourra vous proposer une complémentation sur mesure afin d’optimiser votre taux de vitamine D (avec du D3 BIANE PILEJE par exemple)

Voilà pour ces principaux mécanismes de résistance à la perte de poids, ils sont multiples et complexes, peuvent se retrouver de manière isolés ou associés et devront être pris en charge afin de vous permettre d’atteindre vos objectifs minceur. Un professionnel de santé expert en Micronutrition pourra les dépister et vous proposer une prise en charge adaptée à votre situation.

 

à votre santé,

Micronutritionnellemenr vôtre, Anna POTTER

DISCLAIMER :

Ce Billet comme tous ceux que vous trouverez sur le blog, contient des informations en matière de micronutrition et de nutrition santé. Il ne se substitue en aucun cas à une consultation. Seuls des médecins et des pharmaciens formés à la Micronutrition pourront au cours d’une consultation vous proposer une prise en charge personnalisée en tenant compte de votre état de santé. Ils pourront alors compléter ces informations et vous proposer une alimentation adaptée et une complémentation sur mesure.
Le Blog de la Micronutrition 2.0 et son propriétaire dégagent toute responsabilité concernant les conséquences qui découleraient d’une utilisation abusive ou non des informations qui sont contenues dans cet article.  Une auto-médication dans le domaine des micronutriments peut s’avérer dangereuse et toxique, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien formés à la Micronutrition. Afin de trouver un professionnel de santé spécialisé en Micronutrition, contactez  l’IEDM.

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