IL EST OU LE BONHEUR ?

IL EST OU LE BONHEUR ?
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Pour cette nouvelle année, comment s’assurer de trouver le bonheur ?  Est ce que la quête du bonheur pourrait faire partie de nos « bonnes résolutions » ? Y a -t-il des recettes miracle au bonheur ?

Depuis que j’ai découvert le Dr Christophe André, médecin psychiatre, et que j’ai bu chacune de ses paroles dans nombres de ses conférences et avalé une bonne partie de ses ouvrages, que je vous recommande par ailleurs, je me suis intéressée à la question du bonheur et à cette discipline qu’est la psychologie positive. Je souhaitais donc vous partager ce résumé que j’ai réalisé à partir des connaissances que j’ai pu acquérir sur le sujet grâce au Docteur André.

 

Pour découvrir la version vidéo de cet article :

 

 

Pour cette nouvelle année, j’ai comme bonne résolution d’être heureux et de remplir ma vie de bonheur  !

  • Tout le monde a -t-il droit au bonheur ?

    • Bien que nous naissions avec des tempéraments plus ou moins pessimistes ou optimistes, que nous ayons grandi dans des environnements parfois vide de bonheur, entourés de personnes n’arrivant pas à éprouver ce bonheur, nous pouvons tous accroître notre niveau de bien-être subjectif en cultivant une attitude particulière et en produisant les efforts nécessaires. Ces activités attentionnelles influencent à hauteur de 40% notre niveau de bien-être subjectif, elles sont donc non négligeables et valent la peine d’être mises en pratique.
    • Ces activités attentionnelles requièrent des efforts à réaliser tous les jours ou en tout cas très régulièrement afin qu’un apprentissage puisse avoir lieu.
    • La neuroplasticité permet ce changement aussi bien comportemental qu’émotionnel en créent de nouveaux réseaux neuronaux. Tous ces mécanismes ont été démontré grâce à la neuro-imagerie.

bonheur

  • Ne pas chercher à être 100% heureux

    • L’homéostasie des émotions et des pensées, voudrait que pour 1 émotion ou 1 pensée négative, 3 émotions ou pensées positives viennent les compenser afin d’établir un équilibre émotionnel. Ce ratio de 3 pour 1, nous permettrait de profiter de la meilleure manière possible de la vie. Il s’agit du ratio de Losato.
    •  Il ne faut donc pas fuir les émotions négatives qui peuvent également être utiles dans certaines conditions, mais plutôt les accueillir et ne pas les laisser prendre toute la place, ne pas se focaliser uniquement sur celles-ci. Il n’est pas question de nier la réalité et ce qui va mal mais d’avoir une aptitude à élargir sa focale attentionnelle.
    • Il faut s’atteler à potentialiser chaque émotion positive que l’on est amenée à vivre, en étant pleinement présent à cette émotion au lieu de chercher à la multiplier quantitativement. C’est la qualité de l’émotion positive qu’il faut chercher à augmenter et à cultiver et cela passe par la pleine conscience, c’est à dire porter son attention sur le moment présent.
    • Les recommandations de la psychologie positive par le Dr Christophe André :
      • tous les soirs avant de dormir : se répéter 3 choses positives qui nous sont arrivées dans la journée, les plus petites soient-elles : un sourire échangé avec un inconnu dans la rue, un beau coucher de soleil,  … au lieu de ruminer sur ce qui s’est mal passé ou d’être dans l’anticipation de ce qui va se passer dans le futur
      • Lorsque l’on est face à une situation source de stress, d’émotions négatives et que nous n’avons pas les moyens de la résoudre sur le champs, au lieu de rester focaliser sur ce problème, ayons la sagesse et faisons l’effort de nous autoriser à vivre une expérience agréable et de décrocher de ce problème. Lâcher ce qui va mal pour le moment, en sachant qu’il faudra y revenir plus tard, afin de pouvoir vivre et se nourrir de ce qui va bien dans le moment présent.
      • Personnellement, je vous propose également chaque soir avant de dormir, de vous munir de l’ouvrage  » Et n’oublie pas d’être heureux, abécédaire de psychologie positive » et de lire 2 à 3 des définitions proposées par Christophe André.
  • Ne pas se laisser aveugler par l’habituation hédonique

    • L’habituation hédoniste consiste en cette habitude des choses qui nous procurent du plaisir quand nous y avons accès en permanence. Ces sources de bonheur accessibles constamment, tendent alors à perdre leur pouvoir positif.
    •  Les sources de bien-être auxquelles on s’habitue le plus vite, sont les possessions matérielles.
    • En effet, l’érosion hédonique est beaucoup plus faible voire même quasi inexistante lorsqu’il s’agit d’une activité alors qu’elle est systématique lorsqu’il s’agit d’un bien matériel. Ce qui nous laisse à réfléchir sur notre société de consommation, où nous sommes toujours en quête d’acquérir de nouveaux biens matériels qui nous procureront un bonheur fugace et de courte durée, nous obligeant à renouveler sans fin ce type de comportement nous laissant dans une insatisfaction permanente et pouvant aller jusqu’à certaines conduites addictives telles que les achats compulsifs.
    • Les recommandations de la psychologie positive par le Dr Christophe André :
      • ouvrir les yeux et être reconnaissant de tous ces petits bonheurs du quotidien auxquels on ne prête plus attention ou alors seulement lorsqu’ils nous sont retirés. Se poser la question de toutes les chances dont on dispose dans notre vie et auxquelles nous sommes aveugles et sourds tant elles font partie de notre quotidien.
        • l’accès à l’eau chaude par exemple qui nous parait tout à fait normal et dont on mesure la chance lorsque notre cumulus nous lâche soudainement un matin.
      • pratiquer et éprouver la gratitude : reconnaître que quelque chose de bien nous est arrivé et attribuer toute ou partie de cette chose à un autre être humain. Savoir dire merci, prendre conscience de ce que nous devons aux autres, amplifient le bien-être et bonheur mais également notre sentiment de confiance et d’estime de soi.
  • Organiser son emploi du temps et y caser le bonheur

    • Faire en sorte de caler dans notre planning de la journée, des plages horaires où l’on va pratiquer une activité agréable.
    • On se rend compte que nous sommes nombreux à ne pas le faire et à enchainer heure après heure, jour après jour, des tâches plus ou moins pénibles sans se laisser la moindre occasion de réaliser des choses qui nous procurent du plaisir, du bien-être.
    • Il faut donc vivre des moments agréables, de les vivre pleinement et de les inscrire dans notre cerveau, pour cela il est intéressant de se remémorer ces moments avant de s’endormir.
    • faire aussi régulièrement des pauses, de vraies pauses, pour se questionner sur nos besoins (soif, faim …), nous reparlerons plus en détail de ce principe de pause dans un prochain paragraphe.

 

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  •  Le bonheur et la pratique de la Pleine Conscience

    • La pleine conscience est un outil des TCC de 3ième vague. Il s’agit d’une méditation laïque qui consiste à poser son attention sur le moment présent ici et maintenant sans jugement avec bienveillance et curiosité.
    • Aujourd’hui nous sommes en permanence entrain de penser à autre chose lorsque nous en faisons une autre. Entre ruminations sur des moments passés et anticipation anxieuse sur l’avenir, notre attention n’est pas portée sur le moment présent.
    • Qui n’a pas été arrêté dans une tâche par un coup de téléphone, un sms, un mail auquel on n’a pas pu résister de répondre sur le moment. On a une altération de notre stabilité attentionnelle qui est permanente et qui est due en partie à la multiplication des écrans ! Ces écrans qui nous privent des véritables échanges que l’on peut avoir, en famille autour d’une table par exemple.
    • être attentif et présent à ce que l’on fait, nous donne plus de chance d’être heureux. Etre tout simplement présent à sa vie, nous évite de passer à côté des moments de bonheur. La conscience associée au bien-être, le transforme en véritable bonheur, c’est l’équation du bonheur. 
    • La stabilité et la qualité de l’attention est un bon prédicateur de l’état émotionnel de bien être. Il faut donc éviter de se disperser et aujourd’hui dans notre société, on a une multitude de pollution attentionnelle qui détourne notre attention de ce que l’on vit sur le moment présent. On vit dans un environnement et une société saturée en pollution attentionnelle où nous avons une carence en temps de repos de plus en plus importante. A cela est à rajouter le matérialisme omniprésent auquel nous sommes soumis.
    • Les recommandations de la psychologie positive par le Dr Christophe André :
      • prendre le temps dès que l’on peut, lorsque vous êtes dans une file d’attente au lieu de regarder vos mails ou de jouer sur votre smartphone, prenez le temps de respirer et de vous reconnecter à vous même. Prenez le temps de ne rien faire, donnez un temps de repos à son esprit !
      • se protéger des interruptions lorsque l’on réalise une tâche (sauf situations d’urgence) et faire ce que l’on a à faire dans la continuité. Mettre son téléphone en silencieux, ne pas checker ses mails toutes les 10 minutes.
      • ne faire qu’une seule chose à la fois. Bannir le multi-tâche, car on fait tout plus mal lorsque l’on fait plusieurs choses en même temps ! Faire une chose après l’autre pour les faire bien.
      • pratiquer des exercices de pleine conscience, afin de stabiliser son attention, en la portant par exemple sur son souffle, sa respiration.

bonheur

 

  • Réaliser une Détox non pas hépatique mais digitale !!!

     

    Une caractéristique de notre époque c’est qu’on vie dans une société de pléthores. La pléthore alimentaire est par exemple responsable des problèmes de surpoids et d’obésité

La surcharge digitale prend la place d’activités qui seraient beaucoup plus intéressantes, épanouissantes et réellement enrichissantes comme notamment le lien social dont nous reparlerons plus en détail dans le prochain paragraphe.
On est soumis à une compétition entre temps d’écran et temps de réelles interactions sociales au détriment de ces dernières.
Et aujourd’hui on est absolument pas sur que les liens virtuels soient aussi enrichissant que les liens sociaux réels.

De plus cette surexposition digitale, nous empêche de réellement pouvoir faire des pauses.

En effet, si lors de votre pause café dans la matinée, vous passez votre temps à checker vos réseaux sociaux, alors vous continuez à fatiguer votre cerveau, d’une autre manière certes mais il s’agit tout de même de fatigue !
La vraie pause, c’est de prendre le temps de respirer, faire quelques minutes de pleine conscience par exemple. Un moment pour simplement être et ne pas faire !
Ce qui est très utile pour notre cerveau car certaines zones neuronales sont activées uniquement lorsque l’on ne fait rien, alors apprenez à « buller » ! Ces zones neuronales ont été identifiées, il s’agit du réseau par défaut activé lorsque l’on se contente d’être et qu’on s’arrête de faire. On pense aujourd’hui que ce réseau est fondamental pour de nombreux mécanismes d’apprentissage et de stockage.

On subit donc une sur-sollicitation de notre cerveau, on n’est jamais dans la continuité de l’action, en permanence sollicité, interrompu, entrain de penser à autre chose … Cette diminution de nos capacités attentionnelles entraîne avec elle une diminution de nos capacités à être heureux.

Des expériences ont montré que ce n’est pas tant ce que l’on fait mais la présence et l’attention que l’on porte à ce que l’on fait qui est prédictif de la capacité à ressentir du bonheur.
D’où l’intérêt encore une fois de pratiquer la pleine conscience et d’entrainer son attention à rester dans le moment présent, instant après instant.

 

 

  • Cultiver la bienveillance envers son prochain

Les comportements pro-sociaux qui regroupent toutes nos attitudes que nous adoptons lorsque nous rendons service aux autres, sont récompensées et nous procurent des émotions positives à leur tour. La nature est donc bien faite.

Il faut donc encourager ces comportements, cultiver notre bienveillance envers les autres, encourager les liens sociaux, les comportements d’entre-aide.

Aussi plus nous serons dans des dispositions positives, plus nous serons aptes à aider les autres, il s’agit donc ici d’un cercle vertueux du bonheur.

En effet, si nous étions des êtres plein de sagesse, nous ne nous préocuperions que de notre propre bonheur en tant que tel sans cherche à le comparer à celui de notre voisin, mais on aime bien regarder si les autres n’en ont pas un peu plus que nous ! Des études sur les émotions positives avaient pour but de mettre en évidence ce frein au bonheur qu’est la comparaison systématique à l’autre, en étudiant une photographie du podium des médaillés aux JO. Le plus heureux est évidemment vous vous en doutez, le médaillé d’or. Le moins content n’est pas forcément celui auquel on pourrait penser, c’est à dire le médaillé de bronze mais le second, médaillé d’argent !!! La médaille d’argent se compare à la médaille d’or et est donc moins contente que la médaille de bronze qui est pourtant arrivé après elle ! Pour juger du niveau de bonheur, on analyse le visage de chaque médaillé, le sourire de la bouche mais aussi des yeux : le sourire d’hotesse de l’air correspond à un sourire uniquement du bas du visage. Le vrai sourire est celui où on sourit à la fois avec les yeux et la bouche (exposition de l’émail dentaire et plissement des yeux)

Il est donc important de ne pas trop se comparer ou encore mieux de ne pas se comparer du tout, attention au piège des RS !!! Il faut plutôt s’ouvrir au monde et en psychologie positive on cultive les qualités comme la gratitude, l’altruisme. Travailler les émotions sociales positives afin de s’intéresser aux autres avec une vision moins compétitive « est-ce qu’il a plus ou moins que moi ? »

  • Finalement pourquoi travailler et aller à la quête de son bonheur ?

Il est intéressant de travailler à son bonheur car il a de nombreux impacts positifs que ce soit sur notre santé, notre rapport aux autres, notre vision du monde, nos performances cérébrales, notre tolérance à l’incertitude

Le bonheur nous permet de traverser des périodes difficiles, d‘adversité, nous permet de nous renforcer lorsque l’on est porteur de fragilité.

Enfin le bonheur nous permet de ne pas subir la priorisation faite au négatif par le cerveau. Le cerveau retient toujours le négatif par rapport au positif.

Nous avons tous conscience que nous allons mourir un jour, alors pour pouvoir vivre notre vie, il est indispensable de pouvoir éprouver des moments de bonheur afin que la vie vaille la peine d’être vécue. Ce que n’arrivent pas à éprouver les personnes dépressives. Le bonheur nous permet de supporter l’adversité, c’est un moyen et non pas forcément un but.

Nous pouvons également avoir d’autres valeurs et objectifs dans la vie que le bonheur et les faire passer avant ce dernier. Et finalement s’engager dans des actions qui donnent du sens à notre vie, peut également nous apporter du bonheur ! Il y a donc un lien entre la recherche des émotions positives et les actions qui vont dans le sens de nos valeurs.

 

Merci au Docteur Christophe André de nous partager son savoir, ses compétences et sa sagesse.

à votre santé,

Anna POTTER

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