Une prise en charge optimale de ma santé, c’est quoi ?

Une prise en charge optimale de ma santé, c’est quoi ?
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A la différence de la médecine traditionnelle allopathique qui cherche à prendre en charge les symptômes de telle ou telle pathologie, qui est donc à visée curative et a une vision standardisée de l’individu (« one size fit all ! »), la médecine fonctionnelle et nutritionnelle, c’est à dire la Micronutrition, s’intéresse elle à en comprendre les causes. Il s’agit donc d’une médecine étiologique centrée sur l’individu où chaque patient devient le terrain d’une véritable enquête à résoudre, où l’interrogatoire clinique précis et minutieux, objectivé par des bilans de biologie spécifique, est au coeur de la prise en charge.

On ne s’intéresse donc pas qu’à vos symptômes et au contenu de votre assiette, mais bien à votre état de santé général. La prise en charge proposée sera la plus globale possible.

A l’heure où l’approche thérapeutique traditionnelle prescrit le même traitement à tous les patients présentant le même tableau clinique, la médecine fonctionnelle et nutritionnelle et notamment l’utilisation des biomarqueurs permettent de développer cette médecine personnalisée et précise.  Ne vous attendez donc pas à ne bénéficier du même traitement que votre voisine, et de quelques conseils alimentaires basiques, standardisés et diététisants, car vous êtes un individu unique et vous devez donc à ce titre pouvoir bénéficier d’une prise en charge adaptée à votre état de santé.

Toutefois il ne s’agit pas d’aller contre la médecine allopathique (qui a fait des progrès incroyable notamment en médecine d’urgence) mais bien de pouvoir proposer une prise en charge complémentaire et travailler ensemble dans un esprit collaboratif et bienveillant.

Pour visionner la version vidéo sur youtube :

Place à un nouveau paradigme de la Médecine :

la médecine fonctionnelle et nutritionnelle, la médecine 4P

On parle alors d’une médecine 4P comme la promeut notamment le Professeur Vincent Castronovo. 

D’après Elias Zerhouni  » Il sera possible non seulement de décrire la susceptibilité d’un patient à telle maladie (prédiction) et à tel traitement (personnalisation), voire de prendre des mesures correctives, au niveau moléculaire, avant l’apparition de la pathologie (préemption, la prévention visant à arrêter un processus en cours), et de conseiller un style adapté (participation)

  • médecine Préventive :

    • L’heure est en effet à la prévention, nous ne pouvons nous contenter d’attendre d’être malade pour se faire soigner. Le problème c’est que le Ministère de la Santé ne prend pas en charge ces démarches de prévention, et il n’intervient que lorsque la maladie est déclarée, ce qui est déjà trop tard, il en va donc de notre propre porte monnaie de pouvoir mettre en oeuvre cette démarche préventive, ce qui n’est ni dans nos habitudes ni forcément réalisable pour tout un chacun.
    • Cela me fait penser au fameux diagnostic du diabète de type II, tant que votre glycémie ne dépasse pas les 1,26g/L alors vous n’êtes pas diabétique, vous pouvez rentrer chez vous tranquille même avec une glycémie à 1g/L et puis vous reviendrez d’ici quelques années le temps de laisser votre diabète s’installer tranquillement !
  • médecine Personnalisée :

    • c’est un point capital, car encore une fois nous sommes tous unique aussi bien physiquement qu’au niveau moléculaire de part :
      • notre génétique et l’importance du polymorphisme génétique, nous avons tous des activités enzymatiques différentes, des capacités d’absorption différentes … du fait de l’héritage allélique transmis par nos parents
      • l’épigénétique, la manière dont on va traduire notre code génétique en relation avec les conditions environnementales et la transmission trans-générationnelle de cette épigénétique
      • de part notre microbiote qui est lui aussi unique, aujourd’hui on peut d’ailleurs déterminer le code génétique du microbiote intestinal, on parle de
      • nous devons donc bénéficier d’une prise en charge personnalisée et ne pas nous contenter de conseils alimentaires standardisés et  de complémentations uniformisées
  • médecine Précise :

    • là encore c’est un point capital, les compléments alimentaires sont bien trop souvent banalisés du fait de leur vente libre ne nécessitant aucune prescription par un professionnel de santé compétent en la matière. On imagine aussi souvent que comme il s’agit de produits « naturels », de plantes, de vitamines, de minéraux, ils ne peuvent pas être dangereux. Quelle erreur ! Les micronutriments demandent une précision importante dans leur prescription, il en faut ni trop ni trop peu ! Gare aux carences mais aussi aux excès qui sont tout autant délétères pour notre santé et c’est bien la compréhension et la connaissance qui permettront à chaque thérapeute de déterminer la complémentation et les posologies les plus adaptées à chaque individu.
    • les anti-oxydants par exemple sont aussi bien délétères lorsqu’ils sont déficitaires que lorsqu’on les retrouve en excès où ils deviennent alors pro-oxydants. D’où l’importance de ne jamais se complémenter à l’aveugle sur les conseils de sa voisine et de toujours demander conseil à un professionnel de santé formé à la Micronutrition. La démarche optimale à suivre est donc la suivante :
      • dépistage d’un déficit ou d’une carence (objectivée si besoin par un bilan biologique)
      • mise en place d’une stratégie d’optimisation (complémentation et alimentation)
      • contrôle des résultats obtenus après complémentation et ajustement du traitement
    • Peu de laboratoires d’analyses médicales permettent aujourd’hui de réaliser des bilans de médecine préventive, de doser des micronutriments indispensables pour notre santé, d’analyser préciser notre microbiote, il existe notamment le laboratoire Barbier à Metz et dernièrement un nouveau laboratoire en Belgique, MB NEXT composé d’un comité scientifique de renom composé notamment du pharmacien biologiste André Burckel et du Pr Vincent Castronovo.
  • médecine Participative

    • il est indispensable que chacun d’entre nous prenne conscience de la valeur inestimable de notre santé et du rôle que nous avons à jouer en tant qu’acteur principal du maintien de celle-ci. Chacun d’entre nous doit se responsabiliser.
    • C’est donc une démarche pro-active qui est à encourager, le thérapeute n’étant là que pour vous montrer le chemin, mais c’est bien vous qui gravirait les marches les unes après les autres.
    • les découvertes relativement récentes en épigénétique mettent encore plus en avant le rôle que nous avons à jouer pour préserver notre santé car nous pouvons influencer l’expression de nos gènes et dans une certaine mesure, ne plus subir notre génétique.
    • Cela me fait penser à Angelina Joli et son ablation mammaire, choix radical pour certains, prudents pour d’autres …
  • Les grandes fonctions et principaux piliers de la Médecine fonctionnelle 4P

Afin de pouvoir proposer à chaque patient la prise en charge la plus performante et adaptée à sa situation, chaque thérapeute a le devoir de s’assurer de sa bonne compréhension de tous les mécanismes biologiques mis en jeu, à ce titre il se doit d’avoir une formation continue qui lui permette d’entretenir et de mettre à jour ses connaissances et ses compétences. Quand on est un professionnel de santé, on s’engage à être étudiant à vie, ce qui n’est pas pour me déplaire !

Comme je vous l’avais déjà expliqué à plusieurs reprises dans différents articles et vidéos, la Micronutrition ce n’est pas la Nutrition classique, en effet l’approche proposée est bien différente, on envisage ici une approche fonctionnelle de l’alimentation et nous ne pouvons donc prendre en charge la santé d’un patient par ce biais que dans la mesure où nous avons compris et étudié précisément toute la biogénie alimentaire et nutritionnelle. Il serait illusoire de penser qu’en modifiant uniquement le contenu de l’assiette, cela pourrait être considéré comme une prise en charge globale et optimale.

Dans le cadre d’une consultation de Micronutrition, nous nous attacherons donc à vérifier avec minutie chacun des piliers suivant :

  • l’interface digestive

    • comprenant  :
      • le microbiote intestinal : s’assurer d’un microbiote équilibré en eubiose et de l’absence d’une dysbiose. Le microbiote intestinal équilibré est indispensable à notre bon état de santé, il est donc impensable aujourd’hui de ne pas ou plus s’assurer de son bon équilibre ! Plus de 27000 publications sur le sujet à l’heure actuelle !  Nous possédons près de 100 fois plus de bactéries que de cellules humaines eucaryotes ! Chaque individu a un microbiote spécifique et aujourd’hui certains laboratoires sont capables d’identifier précisément le microbiote de chaque individu, on parle de métagénomique. C’est une véritable révolution médicale !
      • la muqueuse intestinale : s’assurer de sa bonne intégrité et d’une absence d’une hyperperméabilité intestinale (leaky gut). C’est notre première ligne de défense !
      • le processus complet de digestion qui commence dès la mastication en passant par la sécrétion biliaire.

Selon Hippocrates, « toute maladie commence dans les intestins »

  • le système immunitaire

    • s’assurer de sa bonne régulation et de l’absence de toute dysimmunité
    • contrôler l‘inflammation et dépister toute inflammation de bas grade (par le dosage de la CRP ultra sensible très rarement prescrite et réalisée en laboratoire de quartier)
  • la détoxication hépatique

    • le foie étant l’organe clé de la détoxication, il faudra donc mettre en évidence tout signe d’insuffisance hépatocellulaire et la prendre en charge
    • s’assurer d’apporter tous les micronutriments co-acteurs des phases 1, 2 et 3 de la détoxication hépatique comme par exemple les vitamines B6 B9 et B12 dans les processus de méthylation. J’ai réalisé une vidéo et un article dédié au sujet de la détoxication hépatique, je vous invite à y jeter un oeil si cela vous intéresse.
  • le statut en acides gras des membranes cellulaires

    • celui-ci détermine la bonne fluidité membranaire et donc la bonne communication cellulaire
    • il sera donc important de s’assurer que ce statut est optimal notamment en contrôlant les apports en acides gras essentiels des séries omégas 6 et omégas 3
    • le profil d’acides gras érythrocytaires m’apparait comme étant un des bilans importants voire indispensables dans certaines situations, à faire réaliser.
  • la gestion du stress oxydant

    • le stress oxydant est le reflet du déséquilibre entre la production d’espèces délétères (les radicaux libres) et nos capacités de défense.
    • Le stress oxydant doit être contrôlé afin qu’il n’est pas d’effet délétère sur nos cellules
  • La production d’énergie par nos mitochondries

    • véritable usine à gaz de notre organisme, les mitochondries qui sont des bactéries ancestrales, sont chargées de produire l’ATP, autrement dit notre énergie.
    • elles ont donc un rôle fondamental notamment dans la pathogenèse des maladies chroniques et il est indispensable de s’assurer de leur bon fonctionnement
    • la mitochondrie pour fonctionner de manière optimale a besoin d’un ensemble de micronutriments  comme la vit B1 par exemple.
  • le métabolisme glucide-insulinique

    • qui pose de plus en plus de problème aujourd’hui avec l’épidémie mondiale de surpoids et d’obésité
    • on retrouve à l’origine la mise en place d’une insuline-résistance qui fait le lit du diabète de type II
    • les phénomènes de glycation (la caramélisation des protéines en présence de trop de sucre) sont à l’origine avec le stress oxydant de toutes les pathologies chroniques, il est donc primordial de tenir compte de cette glycation et de la contrôler si elle existe.
    • le statut en chrome sera intéressant à évaluer notamment dans le cas d’une insulinorésistance objectivée par le calcul de l’indice HOMA et de l’indice QUICKI qui mesure lui l’insuline-sensibilité.
  • les statuts en vitamines, minéraux et métaux

    • Ils ‘agit d’optimiser chaque statut et d’en comprendre les déficits et leur impact sur notre santé

 

C’est donc une véritable enquête qui sera réalisée, nous assurant d’avoir toutes les informations nécessaires afin de pouvoir vous proposer une prise en charge personnalisée, précise et la plus globale possible, vous permettant d’optimiser votre état de santé et d’allonger votre espérance de vie en bonne santé.

Sans oublier qu’il s’agit d’une prise en charge globale incluant la gestion du stress (méditation de pleine conscience, gestion des modes mentaux),  la remise en mouvement et non seulement l’optimisation des statuts et les changements des habitudes alimentaires. Il s’agit bien de prendre en charge un individu dans sa globalité et non pas un symptôme ou une maladie.

Je reste persuadée que cette démarche médicale et scientifique, permettra d’augmenter l’espérance de vie en bonne santé de chaque individu, de prévenir les récidives de certaines pathologies agressives, de prendre en charge des pathologies chroniques invalidantes et donc d’apporter une aide complémentaire non négligeable à celle mise en place par la médecine allopathique.

 

à votre santé, Anna POTTER

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